{"id":62,"date":"2009-02-10T11:38:00","date_gmt":"2009-02-10T10:38:00","guid":{"rendered":"https:\/\/zabal.net\/?p=62"},"modified":"2025-03-31T11:24:00","modified_gmt":"2025-03-31T09:24:00","slug":"62","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/2009\/02\/10\/62\/","title":{"rendered":"Erreur de vieillesse"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><p>Prim\u00e9 en 2009<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Monsieur le Commissaire,<\/p>\n\n\n\n<p>Je pr\u00e9f\u00e8re conserver l\u2019anonymat. J\u2019ai des choses \u00e0 me reprocher et vous comprendrez que je souhaite me tenir \u00e9loign\u00e9 de toute proc\u00e9dure judiciaire. Je suis r\u00e9sident \u00e0 la maison de retraite \u00ab&nbsp;Les Embruns&nbsp;\u00bb. Je ne trouve plus le sommeil depuis l\u2019agression de monsieur B\u00e9ro, il y a trois jours. Je crains pour ma personne. Le coupable est toujours dehors et il s\u2019en prendra bient\u00f4t \u00e0 moi. Il s\u2019appelle Philippe Lausi\u00e8re et vit chez ses parents au 7 rue Vauban. J\u2019ai fait mes recherches. Je suis impliqu\u00e9 dans cette histoire comme trois autres pensionnaires, mais contrairement \u00e0 eux, je suis pris de remords et je confesse mon inqui\u00e9tude. J\u2019ai h\u00e2te de savoir ce jeune homme violent convoqu\u00e9 par vos services. Son arrestation, ou du moins son fichage, temp\u00e9reront son animosit\u00e9. Il d\u00e9sire se venger et je le comprends. Mais cette lettre de d\u00e9nonciation est \u00e0 sa d\u00e9charge. Je m\u2019explique.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous vous souvenez sans doute de l\u2019inscription \u00ab&nbsp;Vengence&nbsp;\u00bb, mal orthographi\u00e9e, \u00e9crite \u00e0 la peinture rouge sur le mur de la maison de retraite, et du lot de poubelles \u00e9ventr\u00e9es, et de la d\u00e9gradation, \u00e0 deux reprises, du bac \u00e0 sable du parc Saint-Andr\u00e9. Votre \u00e9quipe n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 mettre la main sur les responsables de ces m\u00e9faits. Je vous les livre. Philippe Lausi\u00e8re et son groupe d\u2019amis ont \u00e9t\u00e9 nos mains. Nos cerveaux d\u00e9cr\u00e9pis les ont guid\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le centre d\u2019accueil des sans-abris, situ\u00e9 pr\u00e8s de la maison de retraite, ennuie tous ceux qui, comme moi, passent leurs apr\u00e8s-midis dans le parc Saint-Andr\u00e9. Des personnes mal intentionn\u00e9es, malodorantes, voire r\u00e9pugnantes, y r\u00f4dent. Le Conseil g\u00e9n\u00e9ral a vot\u00e9 l\u2019implantation de cet \u00e9tablissement dans notre ville contre l\u2019avis de la communaut\u00e9. Une manifestation a m\u00eame eu lieu, mais elle est rest\u00e9e sans suite. \u00c0 l\u2019aube des derni\u00e8res \u00e9lections, le terrain \u00e9tait cens\u00e9 accueillir les fondations de la piscine municipale, d\u2019une m\u00e9diath\u00e8que ou d\u2019une base de loisirs. Les pourparlers \u00e9taient encore d\u2019actualit\u00e9 il y a un an. Il n\u2019a fallu que quelques minutes \u00e0 nos \u00e9lus r\u00e9gionaux pour sceller notre sort.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis que nous partageons notre espace de verdure avec ces vagabonds, la population familiale a d\u00e9sert\u00e9 les lieux. Le rire des enfants et celui de leur m\u00e8re ont disparu. Nos rares moments de joie se sont \u00e9vanouis. On ne trouve plus aucun banc sans d\u00e9jections d\u2019oiseaux. Les pigeons arrivent chaque jour plus nombreux pour nettoyer les restes laiss\u00e9s par les clochards. Les marginaux s\u2019installent partout et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 nous interpeller. Ils mendient et nous insultent. La peur, qui nous prend au ventre, nous oblige \u00e0 nous d\u00e9placer en groupe. Nous passons les derniers instants de notre vie dans la crainte.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout a commenc\u00e9 il y a pr\u00e8s d\u2019un mois. Nous avons sign\u00e9 une p\u00e9tition pour d\u00e9couper le parc en deux zones, la plus grande nous \u00e9tant r\u00e9serv\u00e9e&nbsp;; nous sommes plus nombreux. Nous n\u2019avons pas \u00e9t\u00e9 entendus par les \u00e9lus, mais notre revendication est parvenue aux oreilles des marginaux. Ils nous jetaient alors des regards plus noirs que d\u2019ordinaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Un apr\u00e8s-midi, nous avons \u00e9t\u00e9 accost\u00e9s par un groupe de lyc\u00e9ens. Ils cherchaient quelques euros, sans doute pour se procurer de la drogue, celle que contenaient leurs dr\u00f4les de cigarettes au papier noirci. Les malheureux subissaient \u00e0 l\u2019\u00e9vidence l\u2019influence d\u00e9sastreuse de leurs a\u00een\u00e9s errants et sans avenir. Nous nous sommes entretenus avec ces gar\u00e7ons plut\u00f4t que de les renvoyer avec une pi\u00e8ce. Ils \u00e9taient plus int\u00e9ressants que nous ne l\u2019aurions cru. Nous avons parl\u00e9 politique. Leur discours bourgeois, appris par c\u0153ur \u00e0 la table des parents, nous fit doucement sourire. Ils parlaient avec conviction, c\u2019\u00e9tait comique, mais leur m\u00e9contentement r\u00e9sonnait avec le n\u00f4tre. Ils d\u00e9testaient les sans-abris et auraient pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 voir pousser une base de loisirs plut\u00f4t qu\u2019un \u00ab&nbsp;refuge pour fain\u00e9ants&nbsp;\u00bb. Ce furent leurs propos. Notre collaboration commen\u00e7a \u00e0 cet instant. Nous savions qu\u2019il ne manquait que quelques incidents \u00ab&nbsp;majeurs&nbsp;\u00bb pour fermer d\u00e9finitivement le centre d\u2019accueil. Ils viendraient s\u2019ajouter aux nombreuses p\u00e9titions d\u00e9j\u00e0 sign\u00e9es par la communaut\u00e9 des riverains. Nous avons promis de l\u2019argent \u00e0 ces jeunes pour qu\u2019ils fassent croire \u00e0 l\u2019implication des vagabonds dans une s\u00e9rie de d\u00e9gradations orchestr\u00e9es par nous. Notre contact, le chef du groupe, \u00e9tait Pierre Lausi\u00e8re. Nous ne pensions pas que les choses pouvaient mal finir.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre premi\u00e8re id\u00e9e fut d\u2019\u00e9crire sur le mur de la maison de retraite \u00ab&nbsp;Vengeance&nbsp;\u00bb. Nous avons r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 nos complices pour qu\u2019ils se fournissent en peinture. Apr\u00e8s la demande que nous venions de faire aux \u00e9lus et l\u2019indignation qu\u2019elle avait cr\u00e9\u00e9e parmi les sans-abris, nous \u00e9tions certains que vos services feraient le rapprochement avec eux. Le lendemain matin, le directeur portait plainte contre X. \u00ab&nbsp;Vengence&nbsp;\u00bb \u00e9tait mal orthographi\u00e9. Il manquait le \u00ab&nbsp;a&nbsp;\u00bb. Le d\u00e9lit ne pouvait \u00eatre l\u2019\u0153uvre que d\u2019une personne sans instruction. Cette faute jouait en notre faveur. La chance \u00e9tait de notre c\u00f4t\u00e9. Tous les soup\u00e7ons pesaient sur eux. \u00c0 notre grande surprise, nous apprenions que bon nombre de ces marginaux \u00e9taient cultiv\u00e9s et que les autres avaient un alibi. Heureusement, vous avez trouv\u00e9 le pot de peinture dans la poubelle du centre d\u2019h\u00e9bergement. Nos jeunes amis avaient vu plus loin que nous. Ils furent r\u00e9compens\u00e9s par vingt euros chacun.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux autres fois, les murs de notre \u00e9tablissement furent souill\u00e9s d\u2019injures&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00c0 mort les vieux&nbsp;!&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Les cadavres au cimeti\u00e8re&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Ces offenses n\u2019\u00e9taient pas inspir\u00e9es par nous. Les lyc\u00e9ens avaient de l\u2019imagination. Nous avons cependant trouv\u00e9 ces mots tr\u00e8s d\u00e9sobligeants. Une entreprise priv\u00e9e venait \u00e0 chaque fois nettoyer les inscriptions. Ils utilisaient des produits tr\u00e8s chers et nous avons craint que le co\u00fbt de ces d\u00e9penses impr\u00e9vues ne provoque une augmentation de notre loyer d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9. Nous leur avons donc demand\u00e9 d\u2019arr\u00eater.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme les choses ne bougeaient gu\u00e8re \u00e0 la mairie, nous sommes mont\u00e9s d\u2019un cran. Il fallait que le d\u00e9s\u0153uvrement des clochards nuise au voisinage. Nous avions besoin de plus de voix pour nous faire entendre. La nuit suivante, toutes les poubelles des rues adjacentes au centre furent \u00e9ventr\u00e9es. Les chats sauvages et autres chiens errants ont trimbal\u00e9 les ordures jusque dans la cour de l\u2019\u00e9cole maternelle situ\u00e9e \u00e0 cinq cents m\u00e8tres de l\u00e0. Nos complices ont manqu\u00e9 d\u2019intelligence, la dispersion \u00e9tait trop importante pour qu\u2019on puisse l\u2019imputer aux marginaux. Ils sont sales, mais ce ne sont pas des animaux. R\u00e9sultat, les premiers soup\u00e7ons sont apparus. Des rumeurs comme quoi on cherchait \u00e0 nuire aux sans-abris circulaient. Il nous fallait \u00eatre plus malins et nous faire oublier. Une semaine passa. La meilleure id\u00e9e que nous ayons eue vint de Pierre Lauzi\u00e8re lui-m\u00eame. Souvenez-vous du bac \u00e0 sable souill\u00e9&nbsp;! Les jeunes paraissaient amus\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e de d\u00e9f\u00e9quer et d\u2019uriner dans cette aire de jeu r\u00e9serv\u00e9e aux enfants. Je trouvais ce dessein ignoble, mais \u00e0 n\u2019en pas douter, il allait mettre le feu aux poudres. Le lendemain, l\u2019information fit le tour de la ville en quelques heures. La mairie fut harcel\u00e9e de coups de t\u00e9l\u00e9phone de parents outrag\u00e9s. On ne parlait plus d\u2019un complot contre les vagabonds, on voulait les voir dispara\u00eetre. Nous avions r\u00e9ussi. Les jeunes en furent quittes pour cinquante euros chacun.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jours suivants, le centre d\u2019h\u00e9bergement \u00e9tait dans le collimateur des \u00e9lus les plus influents. L\u2019\u00e9nergie d\u00e9pens\u00e9e par les marginaux et leurs d\u00e9fenseurs pour se faire entendre fut importante, mais ils ne parvinrent pas \u00e0 convaincre l\u2019opinion. Nous avions presque gagn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, il aurait \u00e9t\u00e9 de notre devoir de mod\u00e9rer l\u2019enthousiasme de nos complices, voire de stopper notre collaboration. Port\u00e9s par leur fougue juv\u00e9nile et attir\u00e9s par l\u2019app\u00e2t du gain, nos comp\u00e8res ont voulu r\u00e9it\u00e9rer leur exploit, mais ils ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s par l\u2019un des pensionnaires de notre maison, monsieur de la Bastide qui enfreint parfois le r\u00e8glement int\u00e9rieur pour admirer les \u00e9toiles depuis le parc. Il \u00e9tait de sortie ce soir-l\u00e0 et vous a rapport\u00e9, Monsieur le Commissaire, que des jeunes faisaient leurs affaires dans le bac \u00e0 sable nouvellement chang\u00e9. Il ne s\u2019est pas tromp\u00e9. Son t\u00e9moignage est sorti des murs du commissariat et on a recommenc\u00e9 \u00e0 reparler de complot. Dans les jours qui suivirent, Pierre est revenu nous voir. Nous voulions tout arr\u00eater, convaincus que cette manigance ne m\u00e8nerait plus \u00e0 rien. Lui voyait les choses autrement&nbsp;; il craignait d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 reconnu. Il nous mena\u00e7ait de nous \u00ab&nbsp;d\u00e9foncer&nbsp;\u00bb, je le cite, si nous ne lui remettions pas mille euros. Nous avons pris peur. Heureusement qu\u2019il y avait du monde pr\u00e8s de nous cette apr\u00e8s-midi, car il nous aurait \u00ab&nbsp;d\u00e9fonc\u00e9s&nbsp;\u00bb, j\u2019en suis certain. Nous ne l\u2019avons plus revu durant deux semaines. C\u2019est \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, alors que mon ami et complice Jean-Baptiste B\u00e9ro rentrait seul d\u2019une longue promenade dans le parc, que Pierre a r\u00e9apparu. Il lui a demand\u00e9 sur un ton mena\u00e7ant de lui remettre les mille euros. Jean-Baptiste cherchait \u00e0 fuir lorsque son agresseur l\u2019a bouscul\u00e9. Il est tomb\u00e9 et s\u2019est d\u00e9bo\u00eet\u00e9 l\u2019\u00e9paule. Le malheureux ne voulait pas porter plainte, mais il a craqu\u00e9 face au personnel de l\u2019\u00e9tablissement qui ne croyait pas \u00e0 son histoire de faux pas. J\u2019ai honte pour nous, mais je dois confesser que sans l\u2019intervention d\u2019un sans-abri ce jour-l\u00e0, Pierre se serait acharn\u00e9 sur mon ami. L\u2019homme s\u2019est interpos\u00e9 et a fait fuir l\u2019adolescent avant de reconduire le bless\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que j\u2019\u00e9prouve est plus fort que la honte. Nous avons \u00e9t\u00e9 ridicules. Je suis pris de remords. Nous voulions r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019affront fait par les cadres de la r\u00e9gion en diffamant le centre d\u2019accueil. C\u2019est rat\u00e9. Plus grave, notre \u00e9go\u00efsme nous a pouss\u00e9s \u00e0 manipuler des adolescents. Nous avons fait de l\u2019argent une arme contre ceux qui n\u2019en ont pas. Je comprends tout \u00e0 fait que Pierre ait voulu se venger. Mais il doit quand m\u00eame \u00eatre puni. Ne soyez pas trop dur avec lui. Je vous demanderai \u00e9galement de ne pas lui poser de questions \u00e0 notre sujet. Vous comprendrez que nous sommes des personnes \u00e2g\u00e9es, que nos jours sont compt\u00e9s, et que toute implication dans cette histoire nous serait fatale. Nos familles ne comprendraient pas. Je vous promets, Monsieur le Commissaire, de faire tout mon possible pour accepter l\u2019id\u00e9e de vivre aux c\u00f4t\u00e9s des marginaux. Et pour vous montrer notre reconnaissance, nous nous engageons, moi et mes complices, \u00e0 organiser des rencontres avec ces gens. Qui sait, nous pourrions peut-\u00eatre les aider. Nous tiendrons cette promesse uniquement si vous choisissez de taire cette affaire. En d\u2019autres cas, ils resteront nos ennemis. Car une fois qu\u2019ils conna\u00eetront notre identit\u00e9, l\u2019id\u00e9e d\u2019une vengeance pourrait leur traverser l\u2019esprit.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-container-2 wp-block-gallery-1 wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"512\" height=\"748\" data-id=\"66\"  src=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/vengeance_couv_r.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-66\" srcset=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/vengeance_couv_r.jpg 512w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/vengeance_couv_r-205x300.jpg 205w\" sizes=\"(max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"512\" height=\"748\" data-id=\"67\"  src=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/vengeance_couv_v.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-67\" srcset=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/vengeance_couv_v.jpg 512w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/vengeance_couv_v-205x300.jpg 205w\" sizes=\"(max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prim\u00e9 en 2009 Monsieur le Commissaire, Je pr\u00e9f\u00e8re conserver l\u2019anonymat. 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