{"id":15,"date":"2023-06-17T17:37:00","date_gmt":"2023-06-17T15:37:00","guid":{"rendered":"https:\/\/zabal.net\/?p=15"},"modified":"2025-03-31T11:35:31","modified_gmt":"2025-03-31T09:35:31","slug":"la-vieille-mouette-son-fils-et-la-maree-noire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/2023\/06\/17\/la-vieille-mouette-son-fils-et-la-maree-noire\/","title":{"rendered":"La vieille mouette, son fils et la mar\u00e9e noire"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-default\"><p>Prim\u00e9 en 2023, biodiversit\u00e9 et environnement.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Quel imb\u00e9cile ce cormoran ! Qu\u2019il retourne dans sa falaise ! On lui offre une part de notre festin, et voil\u00e0 comment il nous remercie. Ne me r\u00e9ponds pas si tu n\u2019en as pas envie, mais la prochaine fois, tu iras qu\u00e9mander ton souper aux go\u00e9lands ! Quand on n\u2019est pas capable de ramener une prise, on se montre un minimum poli. Apprends \u00e0 plonger, poltron !<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019inqui\u00e9tude me rend mauvaise. Je suis responsable de la colonie des mouettes du port de Muros, en Galice. Nos petits sont en mer depuis ce matin et ils devraient d\u00e9j\u00e0 \u00eatre rentr\u00e9s. Que se passe-t-il ? Mes cong\u00e9n\u00e8res m\u2019observent. Ils voudraient que je les rassure, mais je vois noir. Les horreurs du pass\u00e9 me reviennent en m\u00e9moire. Mon c\u0153ur s\u2019emballe. Je dois me ressaisir. Mon rang m\u2019oblige \u00e0 dissimuler mon anxi\u00e9t\u00e9. Je dois para\u00eetre sereine aux yeux des autres parents. Je fais volte-face et prie pour que nous ayons rapidement des nouvelles du large.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soleil d\u00e9cline. Il dispara\u00eetra bient\u00f4t derri\u00e8re les collines d\u00e9nud\u00e9es qui bordent le port. Je prends mon envol et vais me percher sur le toit de l\u2019entrep\u00f4t o\u00f9 se d\u00e9roule, chaque matin, la cri\u00e9e. La vue est imprenable. Un chalutier s\u2019\u00e9loigne. Mes yeux ab\u00eem\u00e9s de vieille mouette tridactyle ne peuvent d\u00e9chiffrer son nom, mais je reconnais les couleurs du Vagabundo. Le ciel et la mer seront bient\u00f4t d\u2019encre. Pourvu que les enfants rentrent avant la nuit ! Un pigeon crasseux s\u2019approche de moi. Je lui vole dans les plumes s\u2019il me cherche ! C\u2019est un p\u00e8re de famille malheureux qui a besoin d\u2019une oreille attentive. Il me raconte que son fils s\u2019est fait \u00e9craser. Je compatis, par d\u00e9cence. Est-ce qu\u2019entendre mon histoire le soulagerait ? Une fratrie d\u00e9cim\u00e9e par une mar\u00e9e noire sur les c\u00f4tes bretonnes. Je ne dis rien. J\u2019explique ma pr\u00e9sence sur le toit par mon impatience de revoir mon fiston. Le d\u00e9plum\u00e9 me dit de ne pas m\u2019inqui\u00e9ter. Il pr\u00e9tend qu\u2019en mer, il n\u2019y a pas de danger. Qu\u2019est-ce qu\u2019il y conna\u00eet lui \u00e0 la mer, ce citadin ? Je quitte mon poste de vigie et abandonne cet idiot.<\/p>\n\n\n\n<p>Les images du pass\u00e9 me harc\u00e8lent. J\u2019imagine le pire. Je ne peux pas faire autrement. Il faut que je pense \u00e0 autre chose, sinon je vais mourir d\u2019effroi. Je me pose sur une bite d\u2019amarrage. Les badauds vont et viennent sans me pr\u00eater attention. Paloma descend du bus et traverse les quais. Je l\u2019aime bien cette petite. Elle est \u00e9tudiante en biologie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Bilbao. Elle passe son temps libre \u00e0 militer pour la protection du littoral. Que fait-elle ici, un mardi ? Sans doute une r\u00e9union importante. \u00c0 son \u00e2ge, quand on est c\u00e9libataire et aussi jolie, on a mieux \u00e0 faire qu&rsquo;\u00e0 s\u2019occuper d\u2019\u00e9cologie. Je ne voudrais pas qu\u2019elle perde son temps \u00e0 lutter contre des moulins \u00e0 vent. Je deviens fataliste. La mort me hante. C\u2019est quand m\u00eame gr\u00e2ce \u00e0 des personnes comme elle que je suis encore vivante. Lorsque je repense \u00e0 tous ces b\u00e9n\u00e9voles, aussi r\u00e9volt\u00e9s que nous par la pollution noire, je me dis qu\u2019il y a de l\u2019espoir. Ils m\u2019ont recueillie, lav\u00e9e, soign\u00e9e et nourrie, comme si mon existence \u00e9tait aussi importante que la leur. Ils se tuaient \u00e0 la t\u00e2che comme leurs camarades qui nettoyaient nos espaces de vie. Malgr\u00e9 tous leurs efforts, je suis partie. Je ne pouvais plus vivre sur ces eaux souill\u00e9es qui ont dig\u00e9r\u00e9 la chair de ma chair. J\u2019ai migr\u00e9 en Galice, la patrie de mes anc\u00eatres ; je croyais y trouver la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Paloma me lance un regard inqui\u00e9tant. Que se passe-t-il ? Je voudrais qu\u2019elle me parle, qu\u2019elle m\u2019\u00e9coute. Je ne tiens plus en place.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vole en direction de la rade. Un vent glacial me paralyse. L\u2019hiver serait-il pr\u00e9coce ? Je d\u00e9teste l\u2019automne. La saison ouvre les portes au froid, \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9, au noir, \u00e0 la mort. Un chat sauvage, dissimul\u00e9 derri\u00e8re un conteneur, m\u2019observe avec excitation. S\u2019il croit que je vais me laisser avoir. Je n\u2019ai pas le temps d\u2019aller fouiller les poubelles. Je fonce.<\/p>\n\n\n\n<p>Le nombre de barques en mouillage est anormalement \u00e9lev\u00e9. Pourquoi les petits p\u00eacheurs ne sont-ils pas sortis ? Le temps n\u2019est pas mauvais ! Ignacio et Sancho discutent sur un ponton. Les deux retrait\u00e9s restent rarement \u00e0 quai. Si quelque chose les retient, cela doit \u00eatre grave. Je me pose pr\u00e8s d\u2019une embarcation \u00e0 voiles. J\u2019ondoie au rythme de la houle. Le plaisancier est en communication radio. Je me concentre pour d\u00e9crypter le ton de sa voix. Je discerne de l\u2019inqui\u00e9tude. Est-ce son anxi\u00e9t\u00e9 ou la mienne qui me procure des vertiges ? Tout tourne autour de moi. L\u2019homme se l\u00e8ve et donne un violent coup de pied dans les cordages de gr\u00e9ement. Je m\u2019envole, prise de panique. Il m\u2019a fait peur cet abruti ! A-t-il re\u00e7u une mauvaise nouvelle qui me concerne \u00e9galement ? Je n\u2019ai plus la patience d\u2019attendre le retour de mon petit. Je me lance \u00e0 sa recherche.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soleil a disparu derri\u00e8re les collines. Les derni\u00e8res lueurs du jour se noient dans l\u2019oc\u00e9an t\u00e9n\u00e9breux. J\u2019aper\u00e7ois un groupe de mouettes excit\u00e9es sur un banc de sardines. Ces poissons ne nagent jamais en surface, except\u00e9 les jours de pleine lune, et restent toujours \u00e9loign\u00e9s des c\u00f4tes. Un \u00e9v\u00e9nement les perturbe. Mes cong\u00e9n\u00e8res les d\u00e9vorent sans se poser de question. Je les rejoins. Elles ne remarquent m\u00eame pas ma pr\u00e9sence, trop occup\u00e9es \u00e0 se remplir l\u2019estomac. J\u2019\u00e9l\u00e8ve la voix. Elles se fichent totalement de mes questions. Elles se goinfrent. Aucune ne se demande pourquoi leur enfant, leur fr\u00e8re ou leur s\u0153ur, sont toujours au large malgr\u00e9 la nuit qui approche. Qu\u2019est-ce que je dois comprendre ? Que je m\u2019inqui\u00e8te pour rien ? Que je souffre des turpitudes de l\u2019\u00e2ge ? Non, je suis simplement traumatis\u00e9e. Faites-vous exploser la panse, et priez pour que rien ne soit arriv\u00e9 aux v\u00f4tres ! Je les abandonne.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques battements d\u2019ailes plus tard, mon regard est attir\u00e9 par un groupe d&rsquo;oiseaux qui se d\u00e9tache du ciel presque \u00e9teint. Ce sont des oies sauvages. Leur vol est singulier. Il me faudra gagner de l\u2019altitude si je souhaite les interroger. Je puise dans mes r\u00e9serves pour grimper en fl\u00e8che. Ma carcasse est bouscul\u00e9e dans tous les sens. Les vents s\u2019entrechoquent. Je suis frigorifi\u00e9e. J\u2019ai du mal \u00e0 garder les yeux ouverts. Mon c\u0153ur bat la chamade. Cette \u00e9preuve pourrait me co\u00fbter la vie. Je pr\u00e9f\u00e8re succomber maintenant plut\u00f4t que de savoir mon fils mort. Les oies foncent sur moi. Ce n\u2019est pas une vieille mouette ridicule qui les fera d\u00e9vier de leur chemin. J\u2019\u00e9vite l\u2019oiseau de t\u00eate qui me lance un regard hostile. J\u2019esp\u00e8re au moins que les voyageuses me pr\u00e9viendront si une catastrophe est arriv\u00e9e. Je les informe que je cherche mon fils et son groupe de chasse. Je leur demande si elles ont vu quelque chose. Elles m\u2019ignorent. Elles fendent l\u2019air avec une gr\u00e2ce incroyable. En d\u2019autres circonstances, je me r\u00e9jouirais d\u2019un tel spectacle. Je repose ma question. Un palmip\u00e8de \u00e2g\u00e9, aux plumes blanchies, m\u2019ordonne sur un ton sec de fuir tant qu\u2019il est encore temps. Sa r\u00e9ponse me t\u00e9tanise. Qu\u2019a-t-il voulu dire ? Je voudrais en savoir davantage, mais aucun mot ne sort de ma gorge serr\u00e9e. En quelques secondes, le peloton a disparu dans l\u2019obscurit\u00e9. Le vent d\u2019altitude me porte. Je flotte dans un n\u00e9ant de d\u00e9solation. Mon esprit se perd dans le d\u00e9dale de mes souvenirs. Tout y est aussi noir que la nuit. L\u2019espoir s\u2019est envol\u00e9. Je ne reverrai jamais mon enfant. J\u2019en suis convaincue. Je repense \u00e0 mes fils d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Le film de leur lente agonie d\u00e9file devant mes yeux. Ils luttent de toutes leurs forces pour fuir un oc\u00e9an transform\u00e9 en g\u00e9latine gluante. Le liquide visqueux les p\u00e9n\u00e8tre. Il remplit leurs poumons. Ils suffoquent. Je ne peux pas les aider. Un grondement lointain me tire de ma torpeur. Ce n\u2019est pas l\u2019orage. Une lumi\u00e8re au-dessus de la ville avance dans ma direction. Elle grossit. Le bruit se rapproche \u00e9galement. C\u2019est un h\u00e9licopt\u00e8re. Le broyeur fond sur moi. Je pique pour ne pas \u00eatre pulv\u00e9ris\u00e9e. L\u2019enclume de la peur, ou celle de l\u2019abattement, me fait chuter \u00e0 une vitesse d\u00e9mesur\u00e9e. Je vieillis d\u2019un an en quelques secondes. Je plonge. L\u2019eau ralentit ma course.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout est sombre et silencieux. J\u2019h\u00e9site \u00e0 regagner la surface. Un h\u00e9licopt\u00e8re ne se d\u00e9place pas pour rien. J\u2019avais raison. C\u2019est la fin. Je n\u2019ai plus qu\u2019\u00e0 abandonner. Un abyme lumineux s\u2019ouvre dans les fonds insondables. Il m\u2019attire. Il m\u2019avale. Je me laisse aller. Soudain, une force myst\u00e9rieuse me lib\u00e8re des cha\u00eenes du d\u00e9sespoir. Je nage pour rester en vie. Mes muscles sont en feu. L\u2019oxyg\u00e8ne me manque. Je suis fi\u00e8re de n\u2019avoir rien perdu de mon endurance pass\u00e9e. Je respire \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>Je l\u00e8ve les yeux au ciel et aper\u00e7ois le groupe des disparus. Mon fils est de retour. \u00c0 cet instant, je ne sais pas si je suis morte ou vivante, si je r\u00eave ou si un miracle s\u2019est produit. Je reste interdite. Les jeunes volent en direction du port. Je pleure. Tout aurait pu se terminer ici. Je suis trop \u00e2g\u00e9e pour supporter une dose si \u00e9lev\u00e9e d\u2019angoisse. Ce monde n\u2019est plus pour moi. Je prends mon envol et rejoins ma prog\u00e9niture.<\/p>\n\n\n\n<p>Un vent de panique agite la colonie. Les nouvelles rapport\u00e9es par les enfants sont alarmantes. Un p\u00e9trolier sombre au large. Les petits ont r\u00e9ussi \u00e0 quitter les lieux avant que l\u2019embarcation ne perde son chargement mortel. Je suis harcel\u00e9e de questions d\u00e8s mon arriv\u00e9e. Je ne veux qu\u2019une chose : serrer contre moi mon unique raison d\u2019exister. Mon fils est perturb\u00e9. Je le suis tout autant, mais je ne laisse rien para\u00eetre. J\u2019annonce \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e des mouettes qu\u2019elles sont libres de partir imm\u00e9diatement. Elles sont d\u00e9sorient\u00e9es. Elles s\u2019affolent. J\u2019ajoute que le cauchemar ne fait que commencer. La mer va d\u00e9verser son flot de cadavres. Le danger de mort est maximal. La nourriture va manquer. Les jours \u00e0 venir seront traumatisants. L\u2019auditoire est attentif, mais ne semble pas convaincu. Pour ma part, je d\u00e9missionne de mes fonctions. Je ne d\u00e9sire plus qu\u2019une chose : mettre mon enfant \u00e0 l\u2019abri et profiter de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers journalistes arrivent. Les camions de t\u00e9l\u00e9visions envahissent les quais. Il n\u2019y aura plus un jour de tranquillit\u00e9. Un petit groupe d\u2019oiseaux quitte la place pour se r\u00e9fugier dans la rade. Ils n\u2019ont rien compris. Demain, ils seront morts. Je choisis de partir sur-le-champ. Mon fils accepte ma d\u00e9cision. Il conna\u00eet mon pass\u00e9 et a entendu parler d\u2019autres mar\u00e9es noires. Les pires histoires ne ressemblent pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Je ne veux pas qu\u2019il vive celle-l\u00e0. Je salue ceux qui restent en sachant que je ne les reverrai jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous nous envolons pour le Portugal. Je persuade mon enfant que nous y serons en s\u00e9curit\u00e9. Je lui mens. Nous y resterons jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une nouvelle catastrophe nous chasse. Il n\u2019y aura pas de r\u00e9pit. Nous fuirons en permanence l\u2019Homme et ses maudites machines, toujours plus nombreuses. Nous fuirons les d\u00e9r\u00e8glements climatiques. Nous fuirons jusqu\u2019au bout du monde pour nous prot\u00e9ger des d\u00e9rives de l\u2019humanit\u00e9. Il nous suffit de peu pour survivre, mais ce minimum nous est retir\u00e9 un peu plus chaque jour. Je garde mon pessimisme pour moi. Mon fils est jeune et il doit croire en l\u2019avenir. Il d\u00e9couvrira par lui-m\u00eame la triste r\u00e9alit\u00e9 de la condition animale. Je lui raconte de belles histoires sur des pays lointains, colport\u00e9es par les migrateurs. Ces paradis ont disparu. Je le sais, pas lui. Il doit pouvoir r\u00eaver pour exister. Je suis une m\u00e8re lucide qui fait son devoir. Je suis une vieille mouette qui n\u2019a plus longtemps \u00e0 vivre.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-1024x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-80\" srcset=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-1024x1024.png 1024w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-300x300.png 300w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-150x150.png 150w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-768x768.png 768w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-500x500.png 500w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette-1000x1000.png 1000w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/st_briac_vieille_mouette.png 1294w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption><a href=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/recueil_st_briac_2023.pdf\" data-type=\"attachment\" data-id=\"83\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">T\u00e9l\u00e9charger le recueil<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p><\/p><\/blockquote><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prim\u00e9 en 2023, biodiversit\u00e9 et environnement. 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