{"id":123,"date":"2023-04-10T17:48:00","date_gmt":"2023-04-10T15:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/zabal.net\/?p=123"},"modified":"2025-03-31T11:14:07","modified_gmt":"2025-03-31T09:14:07","slug":"123","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/2023\/04\/10\/123\/","title":{"rendered":"Une histoire de Charles L. Dodgson"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><p>Prim\u00e9 en 2023<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Il fallait que l\u2019histoire soit prodigieusement originale, dr\u00f4le et anim\u00e9e. Je voulais exciter sa curiosit\u00e9, voir ses petits yeux \u00e9meraude grand ouverts sur moi, buvant mes paroles comme je me d\u00e9lectais de ses sourires. Je ne devais pas la d\u00e9cevoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mots, comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, avaient fait trembler mes l\u00e8vres, inspir\u00e9s par sa frimousse, lors d\u2019une sortie en barque sur la Tamise. Le r\u00e9v\u00e9rend Duckworth, l\u00e9gataire de saintet\u00e9, ramait pendant qu\u2019Alice et ses deux s\u0153urs m\u2019\u00e9coutaient. Mon histoire avait tellement plu \u00e0 la jeune fille qu\u2019elle m\u2019avait demand\u00e9 de la coucher par \u00e9crit. Il y aurait trace de ma verve et je devais brillamment m\u2019y employer. Par cet effort, je pourrais vivre au plus pr\u00e8s de ma meilleure amie, sur son chevet et peut-\u00eatre dans ses draps, mon corps devenu feuillets au plus pr\u00e8s du sien. Je devais transpirer d\u2019imagination pour composer mon \u0153uvre, legs d\u2019un soupirant enfi\u00e9vr\u00e9 \u00e0 sa reine de c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Raconte-nous une histoire, Charles&nbsp;! avaient demand\u00e9 les jeunes filles.<\/p>\n\n\n\n<p>En leur compagnie, l\u2019inspiration me venait instantan\u00e9ment. Elles \u00e9taient mon \u00e9nergie cr\u00e9atrice, et Alice, mon essence vitale. D\u00e8s l\u2019injonction prononc\u00e9e, j\u2019avais aper\u00e7u le professeur R. qui courait le long de la Tamise. Il \u00e9tait en retard pour son cours et allait se faire disputer. L\u2019enseignant poss\u00e9dait pourtant une magnifique montre \u00e0 gousset. Je l\u2019avais transform\u00e9 en lapin blanc press\u00e9&nbsp;; les fillettes en avaient poursuivi un dans le parc pour le caresser. Il s\u2019\u00e9tait \u00e9chapp\u00e9 du Jardin zoologique et j\u2019avais failli les perdre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Ne vous \u00e9loignez pas de moi&nbsp;! les avais-je sermonn\u00e9es. Sur quel animal tomberez-vous la prochaine fois&nbsp;? De quelle carotte userez-vous pour l&rsquo;amadouer&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Un tigre, un lion, un loup&nbsp;! avaient-elles r\u00e9pondu avec leur enthousiasme d\u2019enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e de croiser un pr\u00e9dateur les excitait. Les pauvres. Elles imaginaient mal ce qui les attendait.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;N\u2019allez point chercher l\u2019exotisme et la sauvagerie pour vous distraire&nbsp;! m\u2019\u00e9tais-je gentiment insurg\u00e9. Nos petites b\u00eates \u00e0 nous sont tout aussi int\u00e9ressantes, d\u00e9licieuses et pleines de myst\u00e8res. N\u2019est-ce pas, r\u00e9v\u00e9rend&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Il avait acquiesc\u00e9, bien entendu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Vous ne connaissez rien de leurs vies secr\u00e8tes, avais-je pr\u00e9cis\u00e9. Je vais vous les faire d\u00e9couvrir.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi avais-je capt\u00e9 leur attention et d\u00e9but\u00e9 mon r\u00e9cit&nbsp;: un lapin contraint d\u2019organiser une f\u00eate fabuleuse en l\u2019honneur d\u2019une enfant capricieuse. Tous les animaux \u00e9taient somm\u00e9s d\u2019y participer, qu\u2019ils fussent de basse-cour ou de salon, pour convaincre leur souverain de ne pas les remplacer par des esp\u00e8ces plus exotiques. Mon historiette avait remport\u00e9 un vif succ\u00e8s, mais l\u2019\u0153uvre finale, encore \u00e0 cr\u00e9er, devait briller par sa fantaisie et jouir d\u2019une construction irr\u00e9prochable s\u2019il fallait tenir mon admiratrice en haleine. J\u2019\u00e9tais assis derri\u00e8re mon petit bureau et fermais les yeux. Une image apparut. Je ne pouvais d\u00e9cid\u00e9ment pas quitter Christ Church, ses murs de pierre et ses grandes fen\u00eatres en ogives. J\u2019y enseignais les math\u00e9matiques toute la journ\u00e9e et mon esprit, englu\u00e9 dans la pens\u00e9e cart\u00e9sienne, r\u00e9sistait \u00e0 mes d\u00e9sirs fantasques d\u2019\u00e9vasion. J\u2019\u00e9tais prisonnier, comme mon h\u00e9ro\u00efne, d\u2019une grande maison, de ses r\u00e8gles et de la monotonie de son quotidien. Elle s\u2019ennuyait et r\u00eavait d\u2019aventures, de libert\u00e9, d\u2019excentricit\u00e9s\u2026 C\u2019\u00e9tait l\u00e9ger. Il fallait que je d\u00e9grippe un peu, voire m\u00eame d\u00e9raisonnablement, les rouages de mon imagination. Alice, car elle ne pouvait pas s\u2019appeler autrement, aimait jouer avec son chat et fuyait sa grande s\u0153ur, mod\u00e8le de s\u00e9rieux, qui n\u2019avait de cesse de vouloir lui r\u00e9citer ses le\u00e7ons. Elle voulait s\u2019enfuir, mais ne savait pas o\u00f9 aller. Elle avait besoin de fouiner dans un monde plus dr\u00f4le et a\u00e9r\u00e9. Il fallait que quelqu\u2019un vienne la chercher. Non. Elle allait plut\u00f4t prendre le risque de suivre le curieux lapin blanc avec sa montre \u00e0 gousset, press\u00e9 par les pr\u00e9paratifs de la grande f\u00eate qu\u2019il devait organiser. Le voyage ne manquerait pas de piquant.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour construire cette aventure, je devais m\u2019inspirer de nos souvenirs communs. Nous n\u2019en manquions pas. Chacune de nos rencontres restait grav\u00e9e dans ma m\u00e9moire avec le parfum d\u2019une extase am\u00e8re. Je captais son attention, la faisais rire, l\u2019incitais \u00e0 se confier, partageais ses joies et ses peines, comblais son app\u00e9tit d\u2019enfant curieuse, \u00e9toffais notre complicit\u00e9, mais elle finissait irr\u00e9m\u00e9diablement par me quitter. Notre diff\u00e9rence d\u2019\u00e2ge \u00e9tait un obstacle \u00e0 de plus longs rendez-vous. Pour contourner ce probl\u00e8me et demeurer en sa compagnie, je la rejoignais par la pens\u00e9e, mais ce palliatif nourrissait d\u2019autres frustrations, plus visc\u00e9rales. Si seulement elle pouvait para\u00eetre adulte aux yeux du monde&nbsp;! Ce fantasme me hantait. \u00ab&nbsp;L\u2019histoire, Charles&nbsp;! Concentre-toi sur l\u2019histoire, sur ton cadeau pour elle&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Aux premiers jours du printemps, je lui avais offert une capote en soie violette. Elle m\u2019avait laiss\u00e9 nouer l\u2019attache sous son doux menton.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Pour ne pas que le vent l\u2019enl\u00e8ve, avait-elle pr\u00e9text\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour que mes doigts aient une raison de chatouiller sa peau. Nous le savions tous les deux. Le chapelier, avec son grand sourire fig\u00e9, avait pass\u00e9 un joyeux moment \u00e0 nous observer. Notre sage complicit\u00e9 s\u2019\u00e9tait refl\u00e9t\u00e9e sur tous les miroirs de sa boutique et l\u2019avait \u00e9moustill\u00e9. Mes attentions, per\u00e7ues comme ambigu\u00ebs, l\u2019avaient fait voyager au royaume de la fantaisie, par-del\u00e0 le tain. Sa b\u00e9atitude, ostensible et insondable, avait intrigu\u00e9 Alice.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Le travail du feutre lui fait respirer des vapeurs de mercure toute la journ\u00e9e, lui avais-je expliqu\u00e9. La t\u00eate est atteinte.<\/p>\n\n\n\n<p>Le m\u00e9tier l\u2019avait condamn\u00e9 \u00e0 une bonne humeur permanente.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une salle de l\u2019<em>Ashmolean museum<\/em>, Alice avait d\u00e9couvert l\u2019\u0153uvre d\u2019un peintre fran\u00e7ais c\u00e9l\u00e8bre pour avoir explor\u00e9 l\u2019Afrique du Nord. L\u2019artiste avait repr\u00e9sent\u00e9, en couleurs froides, des nomades du d\u00e9sert. L\u2019un d\u2019eux, enturbann\u00e9, habill\u00e9 d\u2019une djellaba bleue, pin\u00e7ait avec ses l\u00e8vres l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 d\u2019un long tuyau flexible \u00e9chapp\u00e9 d\u2019un vase. Je d\u00e9couvrais pour la premi\u00e8re fois \u00e0 quoi ressemblait un narguil\u00e9. \u00ab&nbsp;On dirait une chenille qui fume&nbsp;\u00bb, avait d\u00e9clar\u00e9 Alice. Ce tableau l\u2019avait fascin\u00e9e. L\u2019\u00e9nigmatique voyageur observait l\u2019horizon. Le jour s\u2019assombrissait derri\u00e8re les dunes. Lui aussi s\u2019effa\u00e7ait dans ses habits couleur nuit dont les ombres, tr\u00e8s prononc\u00e9es, dessinaient clairement les plis. Il \u00e9voluait ailleurs, le regard ouvert sur un autre monde, sa perception possiblement alt\u00e9r\u00e9e par la fum\u00e9e qu\u2019il absorbait. Il tournait le dos et l\u2019esprit \u00e0 ses compagnons de voyage. Seul dans ce d\u00e9sert sculpt\u00e9 de douces sinuso\u00efdes, il m\u00e9ditait. Ce B\u00e9douin avait fait forte impression \u00e0 ma jeune amie et il continuait d\u2019habiter mes pens\u00e9es. Sa vie \u00e9tait tellement diff\u00e9rente de la n\u00f4tre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ombre de ma passion ne devait pas entacher mon \u0153uvre. Amusante et d\u00e9cal\u00e9e, d\u2019une ing\u00e9nieuse cr\u00e9ativit\u00e9, jalonn\u00e9e de personnages curieux et attachants. Madame Liddell devait pouvoir appr\u00e9cier mes \u00e9crits sans rien soup\u00e7onner de mon attirance pour Alice, sans quoi elle m\u2019aurait condamn\u00e9 \u00e0 mort. Qui voyait-elle lorsqu\u2019elle observait ce gaucher au parler h\u00e9sitant, confus en soci\u00e9t\u00e9, qui se transformait en conteur prolixe, d\u00e9barrass\u00e9 de ses probl\u00e8mes d\u2019articulation quand il kidnappait ses filles pour les promener, les photographier et les charmer avec ses inventions fantaisistes&nbsp;? Un original&nbsp;? Un d\u00e9sax\u00e9&nbsp;? Heureusement, le costume de professeur de math\u00e9matiques me sauvait. L\u2019esprit d\u2019un homme de raison ne pouvait d\u00e9railler. J\u2019avais ma passion, secr\u00e8te, et elle avait la sienne, d\u00e9voil\u00e9e et d\u00e9vorante&nbsp;: les cartes. Il ne fallait pas troubler ses apr\u00e8s-midi de jeu partag\u00e9s avec ses amies. Gare \u00e0 ses enfants, et ils \u00e9taient dix, s\u2019ils perturbaient sa r\u00e9cr\u00e9ation&nbsp;! Je m\u2019exilais avec Alice, Lorna et Edith pour une cause honorable et madame Liddell m\u2019en \u00e9tait reconnaissante.<\/p>\n\n\n\n<p>Son mari, doyen de Christ Church et brillant philologue hell\u00e9niste, n\u2019y trouvait rien \u00e0 redire. Trop absorb\u00e9 par sa fonction et ses travaux, il lui avait c\u00e9d\u00e9 la responsabilit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation des enfants. Il ne la contrariait jamais. Il riait, de fa\u00e7on un peu moqueuse, pour lui signifier un d\u00e9saccord et disparaissait quand le ton montait. Hors de chez lui, monsieur Liddell \u00e9tait une personne d\u2019autorit\u00e9, mon sup\u00e9rieur administratif \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Je lui devais, apr\u00e8s qu\u2019il m\u2019eut invit\u00e9 \u00e0 faire la connaissance de sa famille lors d\u2019une partie de croquet, ma d\u00e9votion pour Alice. J\u2019avais pass\u00e9 un d\u00e9licieux moment \u00e0 observer la jeune fille, \u00e0 l\u2019\u00e9couter. Son assurance tout enfantine, enrob\u00e9e d\u2019espi\u00e8glerie, avait s\u00e9duit le ch\u00e9rubin que j\u2019avais \u00e9t\u00e9 et qui s\u2019\u00e9tait malheureusement m\u00e9tamorphos\u00e9 en adulte. Effray\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de ne peut-\u00eatre plus jamais la revoir, j\u2019avais \u00e0 dessein confess\u00e9 ma passion pour la photographie et propos\u00e9 aux parents, pour les remercier de leur invitation, de tirer le portrait de leur jeune lign\u00e9e. Un ange avait p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 ma chambre. Alice ne m\u2019avait plus jamais quitt\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait l\u2019heure du coucher. Mon livre d\u2019alg\u00e8bre lin\u00e9aire ouvert sur mon bureau peinait \u00e0 attirer mon attention. Mes feuillets griffonn\u00e9s d\u00e9fiaient l\u2019ouvrage aux caract\u00e8res d\u2019imprimerie fig\u00e9s. Le rapport de force tournait en la d\u00e9faveur des math\u00e9matiques. L\u2019intuition l\u2019emportait sur la logique, la passion sur la raison. Je m\u2019appr\u00eatais \u00e0 faire dispara\u00eetre la flamme de ma lampe \u00e0 huile quand des pleurs stridents venus de la rue me remirent en m\u00e9moire une rencontre inoubliable. Il fallait que je la note. Alice, ses s\u0153urs et moi avions fait la connaissance du b\u00e9b\u00e9 le plus hideux d\u2019Oxford. Il hurlait dans les bras de sa gouvernante pendant que sa m\u00e8re, irrit\u00e9e au plus haut point, chassait avec son ombrelle les pigeons qui la harcelaient. \u00ab&nbsp;La t\u00eate coup\u00e9e, plum\u00e9s, ils feront un bon civet&nbsp;\u00bb, r\u00e9p\u00e9tait la matrone qui dissimulait son embonpoint sous des v\u00eatements de duchesse. Alice s\u2019\u00e9tait rapproch\u00e9e de la pauvre servante pour l\u2019interroger.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Qu\u2019arrive-t-il \u00e0 ce b\u00e9b\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014&nbsp;Une pouss\u00e9e dentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses gencives \u00e9taient aussi lisses que celles du porcelet qui nous avait amus\u00e9s \u00e0 la foire aux bestiaux. Je crois plut\u00f4t que le nourrisson reprochait bruyamment \u00e0 sa g\u00e9nitrice de l\u2019avoir fait aussi laid.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait temps que je m\u2019abandonne au sommeil, que je rejoigne ma jeune amie dans notre jardin onirique. Notre entente s\u2019y \u00e9panouissait pleinement, sans contrainte, et nous vivions des exp\u00e9riences qui surprenaient m\u00eame mon imagination, comme la fois o\u00f9 les animaux du mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle s\u2019\u00e9taient r\u00e9veill\u00e9s pour discourir avec nous des vicissitudes de la vie. Mon r\u00e9cit devait fourmiller de ces gentilles cr\u00e9atures. Elles plaisaient tant \u00e0 Alice&nbsp;! Et pourquoi pas un griffon&nbsp;? Dans mes r\u00eaves, le merveilleux ne connaissait aucune fronti\u00e8re. Bien s\u00fbr, il y aurait une fin, un r\u00e9veil, un retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Mais gr\u00e2ce \u00e0 mon histoire, t\u00e9moignage ind\u00e9l\u00e9bile de mes sentiments, je m\u2019ancrais dans la vie de ma meilleure amie et l\u2019invitais \u00e0 une exp\u00e9rience sans cesse renouvelable. Je poss\u00e9dais sa photo et elle aurait mes mots. Nous nous aimerions pour toujours.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium\"><img loading=\"lazy\" width=\"212\" height=\"300\" src=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023-212x300.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-125\" srcset=\"https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023-212x300.jpeg 212w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023-724x1024.jpeg 724w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023-768x1086.jpeg 768w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023-1086x1536.jpeg 1086w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023-1448x2048.jpeg 1448w, https:\/\/zabal.net\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/concours-alice-2023.jpeg 1527w\" sizes=\"(max-width: 212px) 100vw, 212px\" \/><\/figure><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prim\u00e9 en 2023 Il fallait que l\u2019histoire soit prodigieusement originale, dr\u00f4le et anim\u00e9e. Je voulais exciter sa curiosit\u00e9, voir ses petits yeux \u00e9meraude grand ouverts sur moi, buvant mes paroles&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":124,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/123"}],"collection":[{"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=123"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/123\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":265,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/123\/revisions\/265"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/124"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=123"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=123"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/zabal.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=123"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}